Histoire :
Jilian et Baraëth étaient des gens simples. Ils vivaient un peu à lécart des
gens, dans une petite maison prés de la rivière. Baraëth était bucheron et chasseur,
il vendait une partie de son gibier et des fourrures au village voisin afin dacheter
des outils pour le jardin. Jilian restait la plupart du temps au jardin, mais avait aussi
quelques dons de magicienne, bien quelle nusa que rarement de ce don. Elle
était très douce et belle, et avait épousé Baraëth depuis quelques mois
lorsquelle tomba enceinte. Lorsque le printemps vint, elle donna donc la vie à une
petite fille, quils nommèrent Vicanéïs. Ils étaient heureux et vivaient donc des
jours paisibles, à lécart du village et de la folie des hommes. Un jour vint ou
cependant, une troupe de brigand, emmenée par Tylock, un lugubre personnage, décida
dattaquer et de piller la petite fermette. Ils attendirent que Baraëth parte au
travail et une fois Jilian seule, attaquèrent en beuglant comme des sauvages. Mais Jilian
navait pas besoin de Garaëth pour se défendre, et en usant quelques sorts, les mis
en déroute, mais leurs laissa la vie. Tylock, brulé au visage, jura de se venger en
partant.
Au village, Tylock fit courir le bruit quune puissante sorcière vivait non loin
de là dans une cabane et rapidement, de nombreux fermiers crédules décidèrent de
former une petite armée pour capturer et bruler la « sorcière ». Ils arrivèrent de
nuit à la petite ferme et neurent aucun mal à semparer de Jilian et
Baraëth, ainsi que de lenfant.
Leur jugement fut expéditif, et malgré les supplications des parents, le jury,
composé de notables de la ville, prononcèrent leur peine : le bucher, pour tous, aussi
pour lenfant qui était probablement une enfant dOgrimar. Seul un homme,
Clarens, sopposa à cette condamnation. Cétait un mage connu est respecté,
sage et concenscieux. Mais son opinion ne fut pas suffisante face à lécrasante
majorité de personnes qui désiraient la mort des sorciers. Il partit la tête basse dans
ses pensées. Il retourna chez lui, tourmenté par un tel comportement par un tel
aveuglement. Il réfléchit longuement le regard perdu dans le feu qui crépitait, puis
décida dagir. Il savait quil devrait fuir, loin, être poursuivi, mais il ne
pouvait pas laisser une telle injustice etre connue. Il savait consciemment que le droit
était pour lui et que les pauvres condamnés nétaient pas des sorciers, mais
dhonnêtes citoyens.
Il sortit donc de chez lui, prenant plusieurs de ses ouvrages les plus précieuxdans un
gros sac et partit discrètement vers la prison. Usant dun sort, il se rendit
invisible et sapprocha jusquau barreaux de la cellule ou pleuraient les
époux.
« Jilian, Baraëth ! Cest moi, Clarens ! Chuchotta-t-il
- Clarens ! Sécria Jilian en sanglot. Clarens ! Faites nous sortir, sauvez-nous, je
vous en supplie !! Je ne veux pas mourir, et je ne veux pas que notre enfant meurt
Clarens leur fit signe de parler moins fort, et continua le regard triste.
« Ecoutez moi
Jaimerais vous sauver, tous les trois, mais je ne le puis.
Jai un sortilège qui me permet de voyager sur un autre continent, mais je ne
lai que sur un parchemin. Etant donné le pouvoir du sort et ma propre limitation,
je ne puis prendre quune personne avec moi, il vous faut choisir qui de vous
partira.
Jilian et Baraëth se regardèrent, plein de joie et de peine à la fois, puis
regardèrent ensemble Vicanéis. Baraëth fit un signe de la tête, la gorge nouée et
Jilian prit lenfant dans ses bras et lembrassa chaudement en pleurant. Puis
pris dans sa poche une petite bague dargent quelle avait dissimulée et la
passa dans une petite corde quelle mis au cou de lenfant. Baraëth à son tour
pris lenfant dans ses bras et lembrassa, les larmes aux yeux, puis tendis
Vickie à Clarens.
« Si lun dentre nous doit vivre, alors prenez notre enfant et promettez-nous
de vous occuper delle comme si elle était votre enfant
Promettez-le-moi
Clarens !
- Je te le promets Baraëth, tu as ma parole, et celle de Syl par la même occasion
Il prit prit lenfant dans ses bras, alors que Jilian se retournait pour cacher ses
larmes. Je puis vous rendre un autre service je pense, mais celui ci, il me creve le
cur de devoir vous le proposer
il regarda ses pieds en silence
- De quoi sagit-il Clarens ? Demanda Baraëth
- Hé bien. Demain, vous serez brulés tous deux. Mais si vous le désirez, je puis vous
apporter moi-même une mort bien plus douce. Croyez-moi, le bûcher est quelque chose de
terrible, je veux vous éviter au moins cela. »
Baraëth fut bouche bée en entendant cette proposition, mais ne répondit rien sur le
coup.
« Ecoutez, voilà ce que je vais faire. Je vais vous donner une pastille. Elle
contient un poison qui vous endormira dans un premier temps puis vous tuera dans la nuit,
sans douleur. Je ne vous force pas à la prendre, mais par pitié, ne vous laisser pas
bruler vif, prenez là mainenant, demain matin il sera trop tard
»
Il leur donna deux petites pastilles grises, tandis que lenfant pleurait doucement.
« Ecoutez-moi. Jaurais vraiment voulu vous sauver tous, mais sachez que
jélèverais votre fille comme si elle était mienne. »
A ce moment, Jilian se retourna, les larmes sur les joues, mais en souriant, et elle lui
dit simplement :
« Merci Clarens. Merci pour tout. Nous savons, nous comprenons
occupez-vous de
notre fille et partez vite avant que vous ne soyez capturés ! »
Clarens sécarta de la grille, puis partit la gorge nouée, il sécarta un peu
de la prison puis se rendis dans un bosquet non loin du village. Il sortit un parchemin,
prononca une incantation, et un halo bleuté apparut face à lui, au travers duquel il
apercevait un village lointain, bercé par le chant des grillons. Il se retourna une
dernière fois en murmurant : « Vous avez ma promesse Jilian
» puis traversa le
passage.
Jilian et Baraëth regardèrent Clarens séloigner, emportant leur enfant, puis
une fois quils disparurent dans lombre de la nuit, se retournèrent lun
vers lautre. Jilian pris la main de Baraëth et sempara dune des
pastilles, la porta à la bouche et lavala dun coup sec. Baraëth fit de même
et il sallongèrent sur la paillasse de paille, dans les bras lun de
lautre. Jilian murmura alors à loreille de Baraëth :
« - Je taime mon amour.
- Je taime aussi Jilian »
Et ils sendormirent paisiblement, pour ne plus jamais se réveiller.
Clarens arriva non loin dune petite ville tranquille. La nuit était tombée et
les lumières des cheminées dansaient dans les paisibles chaumières. Comme la porte se
refermait derrière lui lenfant cessa de pleurer. Clarens se mit en route vers le
village. Il lui faudrait trouver une auberge tout dabord, puis faire batir une
maison ensuite
* * *
Les années passèrent. Clarens qui avait emporté beaucoup dargent fit
construire une demeure ou il put poursuivre ses études de magie, tout en soccupant
de Vicanéïs. Il rendait parfois service aux habitants de la région, leur prétant main
forte pour repousser les attaques de gobelins ou dorques, ce qui lui permettait
dassurer un train de vie correct à la petite fille. Mais il passait le plus clair
de son temps en études magique et auprès de celle quil considérait comme sa
propre fille. Il repensait souvent aux malheureux parents et se jurait de tenir sa
promesse de son mieux. Ainsi, Vickie appris très tôt à lire, à écrire, et montrait
comme sa mère, de bonnes dispositions pour la magie. Mais elle était trop dissipée pour
se plonger de manière durable dans une étude de sortilège, au grand damn de Clarens,
qui se disait quelle était peut être trop jeune et quelle devait encore
murir un peu.
Souvent, Vickie lui demandait de parler de ses parents. Clarens navait rien
caché de la vérité sur ses origines, mais Vickie regrettait souvent de ne pas avoir de
maman comme de nombreuses amies du village et Clarens ne connaissait finalement pas grand
choses des parents de la jeune enfant. Mais il faisait de son mieux pour satisfaire sa
curiosité. Il lui inculqua aussi les qualités quil jugeait indispensable à la vie
en société : la tolérance, le respect, la compassion pour son prochain. Il voulait
surtout éviter que Vickie ne soit rongée par la colère et la volonté de vengeance, et
il y parvint avec brio. Ce fut là lune de ses plus grandes réussites, et plus
grande joie. Il lui restait un problème, lapprentissage de la magie. Les années
passaient et Vickie restait une grande enfant, peu encleinte à faire des choses vraiment
sérieuses, même si son intelligence était évidente.
Ce jour de printemps, il alla la trouver, comme souvent, jouant dans les champs non
loin de la maison. Elle était allongée sur le ventre dans la prairie fleurie, et
semblait jouer avec les papillons. Il réalisa souvent quelle avait grandit,
quelle était belle et jeune, mais plus une enfant, loin sen fallait. Le temps
passant, il navait pas remarqué comme elle changeait. Elle était radieuse sous ce
soleil de printemps. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascades sur ses épaules
frêles, ses yeux mauves pétillaient de vie et de joie et son corps sil était
encore fragile, nétait plus celui dune enfant. Elle saperçut de sa
présence et se releva dun bon souple :
« - Regarde papy ! Jai changé la couleur des papillons ! Ils sont bien plus beaux
comme ça non ??? »
Clarens jeta un il à la multitude colorée de papillons qui virevoletait en tous
sens et qui formait une mosaïque de couleur pour le moins estéthique et chatoyante.
« - Oui en effet, cest très joli ! Justement, je voulais te parler de magie
Vickie
Tu sais, tu connais quelques tours de passe passe, et
cest assez
joli
mais
- Mais ? Quoi ? Tu les trouves pas joli mes papillons !!
- Oh si, ils sont
merveilleux ! Mais
Hé bien
. Disons que la magie
na pas pour but de changer la couleur des papillons !
- Ha ben oui, ça sert aussi à se défendre ! Tu me las dis un million de fois !!!
- Oui, cest ça !! Exactement !
- Alors on dit que toi tu toccupes de me défendre et moi je moccupe des
papillons daccord ?
- Mais, mais
. »
Vickie ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase, elle mis ses mains en coupe devant
sa bouche et souffla, ce qui provoqua un envol de papillon mutlicolores, qui fit beaucoup
rire Vickie. Clarens roula des yeux puis fis demi-tour et retourna au petit pavillon non
loin de là. Il rentra dans son bureau et se laissa tomber lourdement dans son siège. Son
petit bureau était encombré de livre et de manuscrits. Il prit lun des nombreux
tomes présent sur le bureau en soupirant, louvrit et feuilleta quelques pages, puis
le referma et le reposa à sa place :
« - Syl ! Que dois-je faire pour quelle mécoute ? Jaimerais tant
quelle soit un peu plus disciplinée ! »
Il ferma un instant les yeux en se massant la nuque. A ce moment, il y eut un bruit dans
la pièce, une bruit étrange, comme celui de clochette poussée par une brise. Les
parchemins frissonnèrent un instant, et quelque uns volèrent nonchalament. Clarens fut
soudain conscient dune présence, dune présence phénoménale, puissante,
comme il nen avait jamais croisé auparavant. Même les quelques séraphins
quil ait pu croiser jusqualors navaient rien de comparable avec cette
aura. Il se retourna lentement, prêt à agir le cas échéant, tandis que le bruit de
clochette se poursuivait et quun léger vent faisait vaciller la pâle lueur de la
bougie.
En se retournant, Clarens resta bouche bée, pétrifié
Devant lui, se tenait, une
femme à la beauté merveilleuse, irradiant dune energie incommensurable. Ou
plutôt, cette femme flottait, cétait une forme translucide, lumineuse, aux formes
changeantes, mais évoquant toujours une forme de beauté surhumaine, parfaite. Elle
tendis le bras vers Clarens et lui carressa la joue du dos de la main :
« - Mais non Clarens, dit-elle dune voix éthérée, lointaine, elle apprendra la
magie, un jour, plus tard
ne tinquiète pas
»
Puis dans un éclair de lumière aveuglant, brutal, elle disparut. Les feuilles volèrent
en tout sens dans la pièce et Clarens, sous le choc, perdit connaissance. Il se réveilla
quelques minutes plus tard, complètement abasourdi par cette rencontre.
« Syl ! Syl !!!! Non, cest pas possible !! Syl
Mais
Cest pas
possible ! »
Il resta de longues minutes, perdu, troublé, essayant de rangé les parchemins, mais ne
sachant pas trop ce quil faisait. Finalement, il se laissa tomber dans le siège et
essaya de comprendre.
* * *
Les années suivantes, Clarens passa beaucoup de temps à rassembler des parchemins, à
étudier des livres anciens. Mais il ne dénigrait pas non plus Vickie, il soccupait
delle avec amour, mais ses recherches accaparaient le reste de son temps. Il voyait
régulièrement des gens venus de très loin et discutait très tard dans la nuit. Il
était fatigué, mais avec le temps semblait être heureux de ses recherches, même si
Vickie ne savait pas vraiment de quoi cela pouvait bien traiter. Du coup, cela lui laisser
plus de temps pour se promener. Elle apprit un sort élémentaire pour se défendre et
partait parfois non loin explorer la région.
Dans les derniers temps, Clarens semblait plus fébrile que daccoutumée, il
mangeait peu, dormait peu et négligeait la plupart des autres tâches que
léducation de Vickie. Un soir, un homme vint. Cétait un cavalier qui
semblait venir dassez loin, compte tenu de son accent à couper au couteau. Il
tendis à Clarens un paquet et celui ci le tendis une bourse dargent en échange.
Lhomme serra la main de Clarens et partis aussitôt. Clarens retourna dans son
bureau en sifflotant gaiement. Cela frappa Vicanéïs car cela faisait bien longtemps
quelle ne lavait pas entendu aussi gai. Intriguée, elle descendit pour aller
à sa rencontre.
« - Clarens ? Ca va ??
- Oooooh que oui Vickie, je suis un homme heureux
Mais
cest une
surprise, je ten dirais bientôt davantage sur les recherches que jai pu
mener ces dernières années. Prépare-toi à une sacrée surprise !! »
puis il se dirigea en sifflant vers son bureau et senferma comme à son habitude
pour travailler. Cette nuit là, Vicanéïs ne dormait pas. Elle était intriguée par le
comportement inhabituel de Clarens et surtout elle était de nature curieuse et elle avait
décidé dattendre que Clarens sorte du bureau pour lassaillir de questions
(car elle savait quelle ne devait jamais venir lembêter quand il
travaillait). Elle attendait donc patiemment en regardant par la fenêtre les étoiles et
la lune. Alors que son regard se promenait sur les alentours elle aperçut des formes
sombres savancer vers lentrée. Ils étaient nombreux, et
armés !! Elle
vit briller une lame à léclat de la lune et son sang se pétrifia aussitôt. Elle
devait aller voir Clarens, ça ne sentait pas bon du tout. Elle descendit en courant les
escaliers et traversait le couloir en courant lorsque quelquun jaillit de la cuisine
et la tira violement par le bras en dégainant. Elle se voyait déjà morte, mais un
éclair jaillit et frappa lagresseur au bras, dans un craquement sinistre dos
brisé. Il tomba à terre aussitôt et Clarens apparut sur le pas de la porte du bureau,
la main encore tendue.
« Clarens ! Il faut partir, il y
»
Vicanéïs neut pas le temps de finir sa phrase que la porte dentrée vola en
éclat et quun énorme guerrier entra vétu dune armure noire et luisante
derrière laquelle on ne voyait quune paire dyeux rouges, vibrants de haine.
« Bonsoir Clarens. Dit-il dune voix qui semblait venir doutre tombe.
Jéspère que notre visite ne timportune pas trop !!!! Ouahahahahahhaah
.
- Arrière, démon, tes modestes talents ne sont rien en comparaison du pouvoir de Syl !
»
Clarens fit passer Vickie dérrière lui, et tandis que le guerrier fonçait à une allure
impressionnante, surtout compte tenu de la lourde armure dont il était carapacé, Vickie
entendis Clarens prononcer une incantation quelle navait jamais entendu
auparavant. Les mots étaient rapides, précis, mais elle ne parvenait pas à saisir
lensemble du rituel. Alors que le guerrier se trouvait à moins dun mêtre de
Clarens, tout sembla simmobiliser, pendant quelques fractions de secondes. Vickie
entendit le pouvoir monter en Clarens et un flot dénérgie incroyable affluer en
lui. Le sort partit, dune puissance terrifiante. De multiples éclairs jaillirent
des mains de Clarens, foudroyant aussitôt le guerrier et ses acolytes qui le suivaient
quelques pas derrières. En un instant, il ne restait plus rien de la petite troupe.
Vickie commenca à souffler, mais pas pour longtemps. A peine le dernier guerrier avait-il
fini de tomber quun homme fit son entrée sur le pas de la porte. Tout du moins
Vicanéis supposa quil sagissait bien dun homme. On ne voyait de lui
quune longue cape noire, doù dépassait juste une paire de mains maigres et
blanches, à sa main gauche, vickie aperçu un anneau représentant une tête de loup
stylisée. Elle sentit Clarens frémire et cela la plongea dans une terreur sans nom.
Jamais elle navait vu Clarens dans un état pareil.
« - Fuis Vickie. Cours jusquau village est réfugie-toi dans le temple
dArtherk. Je viendrais te chercher plus tard. »
Elle ne réfléchit pas, et pris ses jambes à son cou et détala jusquà la porte
arrière. Il y eut un petit crépitement, un cri de surprise (de Clarens) puis soudain un
choc, violent, énorme, une chaleur, le feu, le bruit partout, explosion, la douleur.
Vicanéis retomba plus loin dans le champ, il ne restait plus rien de la maison, plus
quun tas de bois brulant, tout du moins ce quil en restait. La maison avait
été comme catapultée, soufflée par un sort elle se retourna, leva un peu la tête,
puis retomba inconsciente.
Lhomme en cape sortit des décombres, le feu semblait sécarter devant lui. Il
sépousseta les épaules, puis regarda autour de lui et aperçu le frêle corps de
Vicanéïs. Il sapprocha delle jusquà pouvoir comtempler son visage.
« Quant à toi ma petite, tu nas plus de famille
Alors
» Il leva un
bras pour préparer son incantation, mais soudain se ravisa :
murmure : elle est morte
« Elle est morte, dit-il dune voix atone »
murmure : du bon travail
« Cest du bon travail, continua-t-il un mauvais sourire aux lèvres. »
murmure : tu vas pouvoir annoncer la nouvelle au maître
« le maître sera fier quand je lui annoncerais la nouvelle »
murmure : tu peux ten aller maintenant
« Bon, autant rentrer avant que dautres imbéciles ne viennent »
Lhomme en cape incanta rapidement et disparu dans la nuit dans un sinistre
hurlement. La forme apparut, éthérée, belle et douce. Elle se pencha vers Vicanéïs
lair attristé.
« Tu es blessée, mais tu vivras Vickie. »
Elle effleura des doigts Vicanéïs à lendroit ou elle était blessée et aussitôt
les plaies se refermèrent. Puis elle aperçut quelque chose dans la nuit, un petit éclat
non loin de là. Elle se pencha et rammassa la bague en argent que Jilian avait donné à
Vickie en partant, et la déposa dans la main entrouverte de la jeune femme. Elle dormait
paisiblement, bientôt, elle serait livrée à elle seule, mais elle se ferait des
amis
Elle aura des amis
« Dors bien Vicanéïs, les jours qui tattendent seront parfois difficiles
»
Puis la forme disparut alors que des paysans attirés par le bruit de lexplosion
accouraient des environs. |