Razael GdE

Voici mon histoire. A ceux qui l’écouteront attentivement, qu’ils soient jeunes ou vieux. Je donnerais.
Il y a longtemps, entre Lighthaven et Windhowl, Kalastor me trouva au milieu des bois. J’étais assis contre un arbre les yeux vides, le teint bien blanc, vêtu de guenilles déchirées. Il me ramena chez lui embarrassé de cette découverte et ne sachant comment m’élever, je fut confié à Fali.
Pauvre Fali que j’ai souvent rendu folle, Kalastor m’avait appris ses tours et j’en abusais. Elle ne parvenait jamais à m’attraper. Je me faufilais entre les clients de la boutique passant entre leurs jambes couvertes des armures de mon père adoptif.
Avec Kalastor lors de l’un de mes anniversaires j’ai rencontrer Balork, je fut impressionné par ce démon qui semblait me connaître si bien. Il m’adopta lui aussi. Aujourd’hui encore j'ai du respect pour lui. Il ne m'a jamais fait de mal et ensemble nous rigolons bien des peurs que certains éprouve lors de son apparition.
Mais Fali qui était devenue ma mère ne voyait pas d’un bon œil cet enseignement. Elle rêvait de me voir porter les armures de son époux. Seulement mon corps fin était plutôt fait pour l’esquive que pour porter les armures aux reflets de lumière, magnifiques, mais trop lourdes.

Lors de mes 15ans je fut donc envoyé à la tour des mages et Uranos allait devenir mon second maître. J’ai appris beaucoup de choses grâce à lui, dont une que vous aussi vous pouvez apprendre. Elle est simple est accessible à tous, il me la répétait du matin au soir…
- «Ecoute ! Razael, écoute et tu apprendras»
Je l’ai écouté, durant 4 années. Ne croyez pas que ce fut un calvaire. J’avais garder l’habitude de m’échapper le soir à la tombé de la nuit. Dans cette pénombre où certains peuvent avoir peur, je me sentais chez moi, je me glissais dans la taverne en face de chez mes parents et à travers les carreaux j’observais ma maison. Cette maison où mes parents m’avaient nourri et réconforté, cette maison où l’odeur des plantes se mêlait à la chaleur de la forge de mon père. Quand une larme coulait Geena me servait une soupe sur un coin de table et j’écoutais les aventuriers me raconter leurs exploits.
Mon apprentissage terminé Uranos me souhaita bonne chance, mais je ne sais pas pourquoi, il avait sur le visage un sourire que je n'avais jamais vu jusque là.

Heureux et l’âme plus riche je prenais le chemin de la maison, la foule était dense dans la rue du Temple, aventuriers, paladins, gueux, mendiants, Dames de la cour se côtoyaient dans l’indifférence. Les marchands faisaient affaire, les voleurs dépouillaient les bourses trop lourdes et des cris de désespoir se faisaient entendre. Je vis même des hommes nus ou peu vêtus, vagabonder dans la ville. Ainsi qu’un gobelin qui avait réussi à franchir le pont et il s’approchait de ma maison. Hélas pour lui un paladin lui trancha le cou sans autre forme de procès. Je franchis le seuil de ma maison, les yeux de ma mère s’illuminèrent et mon père sorti de la forge pour me prendre dans ses bras. Tous les trois nous avons ris et pleuré sur ces années qui nous avaient séparés, la nuit fut longue très longue.
Mon père me fit don de sa vieille armure de cuir, ma mère mit quelques potions dans mon sac et je suis reparti, ma place n’était plus à coté d eux. Chers parents, je ne vous oubli pas.

Je me suis installé à Windhowl où il règne une atmosphère plus paisible, mais le chemin est tortueux et mal fréquenté. J’y ai rencontrer beaucoup d’entre vous, vous m’avez aider plus d’une fois. Ma porte vous est toujours ouverte. Un jour au milieu de la forêt près de l’endroit où, Kalastor me trouva, j’ai rencontrer Yorgen le gardien de l’équilibre. Il m’ouvrit les yeux vers un autre chemin, fit de moi ce que je suis.
Mais cela est une autre histoire et il est temps pour vous de retourner vers vos aventures