Aube (par Vicanéïs, Quies)

Pâles étoiles, la lune est là,
Nuit de silence, le vent s’en va,
Les ombres grises et argentées,
Nul bruit le calme ne vient troubler.

Sérénité, douce quiétude
Sombrent les songes dans la cité
Tout n’est plus qu’immobilité
Quelques instants d’incertitude

Mais les cieux semblent vaciller,
Le bleu reprend vie sur le noir,
Inexorable vérité,
D’un lendemain gonflé d’espoir

Les oiseaux se mettent à chanter
Brisant l’impassibilité
La vie paraît se réveiller
Et les couleurs se raviver

L’herbe se couvre de rosée,
La lueur vient à point nommé,
Des bleus royaux, des orangés,
Viennent briser l’obscurité.

Et soudain l’horizon s’enflamme
Ciel de sang, sur plateau d’or
Sa chaleur inonde mon corps
Sa splendeur envahit mon ame

Soleil enfin, tu apparais
Les étoiles se sont échappées
Toutes les gouttes de rosée
Sont comme des diamants argentés

Chaque recoin du paysage
Vibre de vie et de clarté
Merveilleuse aube, nouvelle journée
Appelant à de grands voyages

Tout est fini quand tout revit
Lumière du jour, plus de magie
On ne point le capturer
Cet instant de félicité